Nos tutelles

CNRS

IdEx

LabEx

Rechercher



Accueil > Vie scientifique > IdEx

IMPULSION 2017

publié le

Pierre Philippe Combes, Directeur de Recherche CNRS rattaché au GATE depuis septembre 2016, en provenance de l’Ecole d’Economie de Marseille, est lauréat d’une allocation de recherche IMPULSION 2017 attribuée par le PALSE (Programme Avenir Lyon Saint-Etienne fédérant les établissements d’enseignement supérieur de la région). Il est spécialisé en économie géographique et urbaine.
Le projet présenté, en collaboration avec Gilles Duranton, Professeur à Wharton (Université de Pennsylvanie) et Laurent Gobillon, Directeur de Recherche CNRS à l’Ecole d’Economie de Paris, sera financé à hauteur de 40 000€.
Le projet s’inscrit dans un programme de recherche plus large qui a d’abord évalué au cours des dernières années les gains à la concentration spatiale des activités économiques et qui se penche désormais sur ses coûts, et notamment sur les déterminants spatiaux, inter- et intra-villes, des prix fonciers. Les données nécessaires à ce type d’étude sont pour le moment disponibles au mieux à l’échelle communale. Le but du projet financé est de construire une base donnée pour un maillage du territoire français en carreaux de 100m de côté. Notamment, à partir de données sources géolocalisées de l’IGN va être recalculé, pour chaque carreau, l’emprise du bâti par type d’usage (commercial, industriel, public, habitat, …). Des variables de contexte, notamment géographiques (altitude, pente du terrain, présence de surfaces naturelles ou hydrologiques, …) vont être également créées. Enfin, à l’aide de cartes historiques, notamment d’Etat-major pour le XIXème siècle, l’emprise historique du bâti va également être reconstituée, d’une part aux alentours des années 1870, d’autre part, des années 1950.
Ces données auront ensuite deux types d’utilisation. La première consiste en l’évaluation de la pertinence empirique des modèles d’économie urbaine, et notamment leur aptitude à prédire les variations spatiales du prix du foncier et des déplacements domicile-travail. La fameuse condition d’Alonso-Muth reliant les variations de coûts de déplacements aux variations de prix du foncier entre différentes localisations urbaines, qui sera généralisée à un espace multidimensionnel, sera testée. La deuxième utilisation est relative, de façon plus générale, à la comparaison de l’ampleur des gains et des coûts à la concentration spatiale dans les villes françaises, et à la nécessité de mettre en place des politiques publiques visant à accroître, ou au contraire à freiner, l’urbanisation.