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2 Lauréats IDEX IMPULSION 2018 pour le GATE

publié le , mis à jour le

Le dispositif IDEX Impulsion lancé par l’Université de Lyon vise à soutenir les travaux de recherches des nouveaux chercheurs et des enseignants-chercheurs recrutés au sein de l’un des établissements de l’IDEX : nos chercheurs en bénéficient !



- 2018 :

Laurent Simula, Professeur à l’ENS de Lyon, rattaché au GATE depuis septembre 2017, est lauréat d’une allocation de recherche IMPULSION 2018

Tarification non-linéaire et fiscalité redistributive :
Mon projet de recherche explore différentes questions liées à la tarification non-linéaire sur les marchés de concurrence imparfaite ainsi qu’à la politique fiscale. Ces deux champs de recherche partagent un socle analytique et méthodologique commun.

Ma première direction de recherche a pour ambition de contribuer à une meilleure compréhension des marchés de l’assurance. Ces marchés jouent un rôle important, comme l’atteste la forte proportion de ménages ayant souscrit une assurance santé dans les pays de l’OCDE : 62% aux Etats-Unis, 67% au Canada, 82% en Belgique, 85% aux Pays-Bas ou encore 95% en France (OCDE, 2015).

Ma deuxième direction de recherche s’intéresse à la fiscalité. Les systèmes fiscaux modernes sont caractérisés par les nombreuses non-linéarités de l’impôt sur le revenu. Ces non- linéarités résultent de la superposition des dispositifs à vocation redistributive. Dans ce contexte, quels instruments convient-il d’ajuster en priorité ? Et de quelle façon ?

Ma troisième direction de recherche porte sur la concurrence fiscale et mobilité internationale des talents. Le processus de globalisation n’a pas seulement facilité la mobilité du capital ; il a également réduit les barrières à la mobilité internationale du travail, et en particulier du travail qualifié. Dans ce contexte, la possibilité de migrations à des fins fiscales apparaît comme une nouvelle contrainte pour les politiques fiscales à vocation redistributive.

Ce projet comprend également une forte dimension formation et animation de la recherche. Au sein de l’IDEX LYON, mon ambition est de contribuer à la mise en place d’un programme de formation d’excellence (Master et thèse) dans le domaine de la fiscalité, définie de façon large comme un phénomène économique, sociologique, historique, juridique et politique.
Le financement obtenu est de 55000 € (sur deux ans) via Impulsion et 30000 € sur trois ans via la fonds attractivité de l’ENS de Lyon.

et

Julien Albertini, Maître de Conférence en économie à l’Université Lyon 2, rattaché au GATE Lyon Saint-Etienne depuis septembre 2017, est également lauréat d’une allocation de recherche IMPULSION 2018 lancée par l’Université de Lyon. Cette allocation permettra le financement d’un projet de recherche à hauteur de 60 000€.

Le projet de recherche s’articule autour de l’activité économique informelle. Cette dernière désigne l’ensemble des activités de production de biens et services qui échappent à la régulation de l’État. Les travailleurs et entreprises concernées ne payent pas de cotisations et n’ont pas de couverture sociale. Les créations d’entreprises ainsi que l’embauche et le licenciement sont facilités par l’absence de régulation. Ce type d’emploi est particulièrement important dans les économies d’Amérique latine où sa contribution au PIB total serait de l’ordre de 25% à 60%. Ce projet de recherche tente de répondre à deux questions. 1) Sur quelles variables économiques reposent les choix individuels de participer ou non au marché informel ? 2) Quels sont les freins institutionnels à l’emploi formel et comment les politiques économiques affectent-elles la composition de l’emploi ?

Ce projet de recherche comporte une forte dimension internationale et s’inscrit dans le cadre d’une collaboration avec Arthur Poirier (Ministerio de Trabajo, Empleo y Seguridad Social, Argentine), Thepthida Sopraseuth (Université de Cergy-Pontoise). Pour répondre à ces questions, ce projet de recherche envisage d’utiliser un large éventail d’outils quantitatifs appliqués à l’économie argentine. L’utilisation de données individuelles (EPH, SIPA, EIL) accessibles au ministère du travail argentin permettra de quantifier les flux de personnes entrants et sortants de l’emploi en fonction du secteur : formel ou informel. Le financement du projet permettra donc l’embauche d’un post-doctorant expert en traitement de données et en économétrie afin de manipuler l’énorme quantité de données sur les trajectoires individuelles des ménages en Argentine. Enfin, des modèles théoriques d’offre et de recherche d’emploi apparaissent comme des cadres d’analyses privilégiés pour simuler des expériences de politiques économiques (changement des taxes, de la protection de l’emploi, du niveau des minimas sociaux, du salaire minimum, etc.) afin de comprendre les raisons de l’importance du secteur informel.




- 2017 :

Pierre Philippe Combes, Directeur de Recherche CNRS rattaché au GATE depuis septembre 2016, en provenance de l’Ecole d’Economie de Marseille, est lauréat d’une allocation de recherche IMPULSION 2017 attribuée par le PALSE (Programme Avenir Lyon Saint-Etienne fédérant les établissements d’enseignement supérieur de la région). Il est spécialisé en économie géographique et urbaine.
Le projet présenté, en collaboration avec Gilles Duranton, Professeur à Wharton (Université de Pennsylvanie) et Laurent Gobillon, Directeur de Recherche CNRS à l’Ecole d’Economie de Paris, sera financé à hauteur de 40000€.
Le projet s’inscrit dans un programme de recherche plus large qui a d’abord évalué au cours des dernières années les gains à la concentration spatiale des activités économiques et qui se penche désormais sur ses coûts, et notamment sur les déterminants spatiaux, inter- et intra-villes, des prix fonciers. Les données nécessaires à ce type d’étude sont pour le moment disponibles au mieux à l’échelle communale. Le but du projet financé est de construire une base donnée pour un maillage du territoire français en carreaux de 100m de côté. Notamment, à partir de données sources géolocalisées de l’IGN va être recalculé, pour chaque carreau, l’emprise du bâti par type d’usage (commercial, industriel, public, habitat, …). Des variables de contexte, notamment géographiques (altitude, pente du terrain, présence de surfaces naturelles ou hydrologiques, …) vont être également créées. Enfin, à l’aide de cartes historiques, notamment d’Etat-major pour le XIXème siècle, l’emprise historique du bâti va également être reconstituée, d’une part aux alentours des années 1870, d’autre part, des années 1950.
Ces données auront ensuite deux types d’utilisation. La première consiste en l’évaluation de la pertinence empirique des modèles d’économie urbaine, et notamment leur aptitude à prédire les variations spatiales du prix du foncier et des déplacements domicile-travail. La fameuse condition d’Alonso-Muth reliant les variations de coûts de déplacements aux variations de prix du foncier entre différentes localisations urbaines, qui sera généralisée à un espace multidimensionnel, sera testée. La deuxième utilisation est relative, de façon plus générale, à la comparaison de l’ampleur des gains et des coûts à la concentration spatiale dans les villes françaises, et à la nécessité de mettre en place des politiques publiques visant à accroître, ou au contraire à freiner, l’urbanisation.




- 2016 :

Stéphane Gonzalez, Maître de Conférences en économie, rattaché au GATE Lyon Saint-Etienne, a remporté l’appel à projet IMPULSION initié par le PALSE (Programme Avenir Lyon Saint-Etienne). Son projet a été financé à hauteur de 33 600 euros pour une durée d’un an.
Après une thèse soutenue en 2014 à la Paris School of Economics et à l’Université Paris 1, Stéphane Gonzalez a été recruté en septembre 2015 à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne en tant que Maître de Conférences en Sciences Economiques. Il a publié des articles dans les revues internationales de premier plan : Journal of Mathematical Economics, Annals of Operations Research et International Journal of Game Theory.
Stéphane Gonzalez est spécialisé en théorie des jeux. Il s’intéresse plus particulièrement à la construction de solutions pour des problèmes d’allocation de ressources entre des agents capables de former des coalitions ou des réseaux. Sa démarche est la méthode axiomatique propre à l’économie normative. Il s’agit de mettre en évidence les principes économiques, juridiques, politiques et éthiques qui règlent les décisions collectives. Par exemple, comment répartir des droits de propriété entre des agents tout en respectant certains principes de démocratie, de stabilité et d’efficience économique sans pour autant violer certains principes fondamentaux d’équité ?
Les questions posées par ses recherches sont d’actualité. Fallait-il un referendum pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, ou bien était-il envisageable d’établir des normes juridiques susceptibles d’engendrer des comportements stables en prenant en compte les externalités propres à la création d’un aéroport sur cette zone ?
Fortement interdisciplinaires, les questions posées par le projet de Stéphane Gonzalez nécessitent la modélisation mathématique de concepts appartenant au droit, à l’économie et au domaine politique. Son projet peut servir de levier pour concevoir une formation innovante en ingénierie politique à l’Université Jean Monnet